Jour 35 : 26 septembre 2018

À quelques jours de la fin de campagne, les chefs dévoilent de moins en moins d’engagements électoraux et préfèrent aller à la rencontre des électeurs à travers le Québec. L’ancien chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe, sort de sa réserve pour livrer une charge contre la co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé. Il l’accuse notamment d’être souverainiste à temps partiel, de proposer un programme conçu pour un monde parallèle et de maîtriser le français aussi mal que l’anglais.

S’il est réélu, Philippe Couillard convierait la communauté universitaire à une vaste consultation sur la compensation financière des stages liés aux formations collégiales et universitaires. Il indique également qu’il souhaite rehausser le niveau de français des nouveaux enseignants en limitant à une seule possibilité de reprise pour l’examen de français obligatoire en cas d’échec. M. Couillard réitère sa confiance envers le député sortant de Chomedey, Guy Ouellette qui, selon les médias, aurait transmis des documents à la CAQ concernant l’homme d’affaires Luigi Coretti et Pietro Perrino, un haut fonctionnaire proche du PLQ. Le directeur général des élections avise la candidate dans Jean-Lesage, Gertrude Bourdon, qu’elle contrevient à la Loi électorale en utilisant la date de naissance des électeurs de sa circonscription pour leur souhaiter bon anniversaire.

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Jean-François Lisée compte proposer que les étudiants français et belges, qui fréquentent les universités en région, payent les mêmes droits de scolarité que les Québécois. Sa co-chef Véronique Hivon, réitère que le PQ créerait une instance dédiée aux crimes impliquant de la violence sexuelle et modifierait la Loi sur l’indemnisation des victimes d’actes criminels. M. Lisée laisse entendre que Mme Hivon n’était pas en accord avec sa sortie contre Manon Massé lors du dernier débat des chefs. Il doit expliquer pourquoi il a utilisé un sacre alors qu’il parlait de Luc Blanchette, ministre sortant et candidat du PLQ dans Rouyn-Noranda. Enfin, M. Lisée tient un caucus en fin de journée avec l’ensemble de ses candidats pour expliquer sa stratégie et aligner les troupes pour la fin de campagne.

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François Legault défend les activités d’accaparement des terres de l’entreprise Pangea, dirigée par Charles Sirois, à la suite de la sortie de Philippe Couillard. M. Sirois codirigeait avec M. Legault la Coalition pour l’avenir du Québec, l’ancêtre de la CAQ. Le chef caquiste s’excuse auprès du premier ministre canadien, Justin Trudeau, pour des propos tenus par sa femme, Isabelle Brais, lors d’une assemblée organisée dans Westmount à la mi-août. Selon les médias, Mme Brais a alors laissé tomber au sujet de M. Trudeau : « Son père était brillant, mais lui ne l’est pas ». M. Legault déclare qu’un gouvernement de la CAQ ne garderait pas Pietro Perrino comme haut fonctionnaire, lequel est actuellement en poste à la Société québécoise du cannabis. Blanchi par le commissaire à l’éthique, Éric Caire sort de son mutisme et déclare au sujet de l’état du pont de Québec : « Je vous jure que, s’il y a une équipe forte de la CAQ qui est élue à Québec, les libéraux fédéraux vont nous entendre sur toutes les tribunes ».

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Entourée d’une trentaine de candidats et de candidates, Manon Massé se dit la cible de tous les partis, un signe que « le vent est en train de tourner de bord ». En réplique à Jean-François Lisée, elle déclare : « Monsieur Lisée, souvenez-vous : vous nous reprochez à nous, aujourd’hui, exactement la même chose qu’on vous reprochait, hier, au Parti Québécois, le Parti Québécois de Monsieur Lévesque (René). Je prends ça comme un compliment ». Elle réplique également aux propos tenus par Gilles Duceppe, en se disant fière de la façon dont elle s’exprime en qualifiant le tout « d’ordinaire » et que les gens ordinaires ont le droit de s’impliquer en démocratie.

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