Notre sondage révèle que l’accès à un médecin de famille demeure la priorité des Québécois

Une personne sur trois estime que l’accès à un médecin de famille demeure la priorité no 1 en santé. C’est ce que révèle un sondage réalisé par le panel Perspectives+ d’Hill+Knowlton Stratégies (H+K Stratégies) auprès de 1 000 répondants au sujet des priorités en santé dans le cadre de la campagne électorale provinciale actuellement en cours.

Alors que les élections et les sondages se succèdent, la santé demeure l’une des priorités au Québec et occupe une place importante dans les plateformes électorales des différents partis politiques. Dans le cadre de la campagne électorale en cours, nous avons voulu sonder les Québécoises et les Québécoises sur les priorités en santé. Nous avons demandé aux répondants quelles étaient leurs priorités en santé, ainsi qu’où le gouvernement du Québec devrait investir davantage dans ce secteur névralgique.

Les résultats en ce sens sont éloquents. Malgré le fait qu’un million de personnes supplémentaires ont un médecin de famille depuis 2014 selon les données gouvernementales, l’accès à un médecin de famille demeure une préoccupation importante, puisque 33 % des répondants la jugent encore prioritaire. Pour la tranche d’âge des 45 à 54 ans, c’est 41 % d’entre eux qui la considèrent en priorité. L’enjeu de l’accès à un médecin de famille demeure cependant la priorité pour toutes les sous-catégories confondues, que ce soit selon la tranche d’âge, la représentation régionale, la scolarité ou le revenu moyen.

En ce qui concerne la diminution du temps d’attente dans les urgences, cet enjeu arrive en 2e position, avec 23 % des répondants qui le considèrent comme prioritaire. Il est intéressant de noter que les personnes âgées de 25 à 34 ans, tout comme celles de 65 ans et plus, accordent une importance presque équivalente à l’attente dans les urgences et à l’accès à un médecin de famille, avec des résultats de 28 % et 30 %, respectivement.

Quant à eux, les soins et services en CHSLD ont été jugés prioritaires par 15 % des répondants, venant ainsi au 3e rang des priorités identifiées. C’est la tranche d’âge des 55 à 64 ans qui sont les plus nombreux (19 %) à considérer cette proposition comme étant prioritaire. Les soins à domicile se classent quant à eux au 4e rang, avec 10 % des répondants qui les ont classés comme enjeu prioritaire en santé. Il est par ailleurs intéressant de noter que les personnes âgées de 65 ans et plus préfèrent que des investissements soient faits dans une plus grande proportion pour les soins à domicile (19 %) plutôt qu’en CHSLD (13 %).

Des choix jugés moins prioritaires, mais tout aussi importants

Parmi les autres propositions faites au sujet des investissements à consentir en santé viennent, dans l’ordre, les soins dentaires (8 %), l’accès aux médicaments et aux technologies (5 %) et la rénovation des hôpitaux (3 %). Alors que la répartition selon les tranches d’âges demeure sensiblement la même pour ces deux dernières propositions, H+K Stratégies note que ce sont les gens âgés de 35 à 44 ans qui démontrent le plus grand appui aux investissements en soins dentaires (14 %), alors que les gens âgés de 55 ans et plus démontrent un appui plus faible (4 %).

Enfin, nous avons également demandé aux personnes sondées de faire un 2e et 3e choix d’enjeu prioritaire. Là encore, l’attente dans les urgences, l’accès à un médecin de famille et les soins et services en CHSLD obtiennent des scores supérieurs aux autres propositions, suggérant ainsi que les priorités des Québécoises et Québécois dans ce domaine se concentrent autour de ces trois grands thèmes.

*Source du sondage : H+K Stratégies, Québec, 5-10 septembre 2018 : Pondéré en fonction de l’âge, du sexe et de la région; Total n = 1 000, marge d’erreur 3,1%.